..:: Rio Bravo ::..



Rio Bravo - Howard Hawks - 1959

Howard Hawks,

Western américain,

1959, 2h21.

Avec: John Wayne, Dean Martin, Ricky Nelson, Walter Brennan, Angie Dickinson.




   Première critique négative de toute la série; mais pourquoi faire la fiche d'un film que l'on a pas aimé, me direz-vous? Et bien pour vous faire réagir, car ce film "culte" a sans doute beaucoup enthousiasmé ceux qui l'ont vu. Donnez donc votre propre critique, on en fera une nouvelle fiche!

   Ce que j'ai retenu:

    -L'histoire: Un shérif, John T.Chance, et ses 3 complices, un vieil infirme hyper bavard (Stumpy), un ex-shérif devenu ivrogne (Dude), et un jeune beau gosse avide de faire ses premières armes de cowboy (Colorado) gardent prisonnier Joe Burdette, qui a tué un homme non armé. Mais Nathan Burdette, son frère, le riche et puissant propriétaire du coin, veut user de sa force pour le libérer. Pendant plus de 2 heures, scènes de règlements de comptes alternent avec le train-train de ces 4 hommes à la dégaine...chaloupée. A cela s'ajoute la pin-up déchue qui veut vampiriser le shérif, et le couple d'hôteliers mexicains hauts en couleur (disons ridicules: on n'évite aucun cliché!).

    -La psychologie: Le film veut nous montrer que de la loi du plus fort ( le règne injusye de N. Burdette), on peut arriver à la loi tout court (le shérif et ses copains rejetés font régner la justice). Mais alors, tout est tellement ENORME!!! La fille (canon ma foi), pratique la drague pompier de manière irritante, le vieux garde est pénible tant il parle, et le jeune beau aux lèvres glossées fait un peu tapisserie et caricature du boyscout à la fois (vous me direz, il a une belle voix, c'est déjà ça). Et pour couronner le tout, le pseudo-dilemme cornélien à propos de la belle inconnue ("je me laisse séduire, ou pas?"). Bref, trop c'est trop.

    Le cadrage: Hyper classique; des plans fixes, ou qui suivent simplement les déplacements sans plongée, contre-plongée ou travelling quelconque. Seule note remarquable: d'innombrables gros plans sur les fesses bien pourvues en pistolets du shérif et de ses amis...

    -Mise en scène et personnages: Les acteurs jouent admirablement dans l'excès: tous ces personnages m'ont semblé tellement caricaturaux que ça en devient énervant: la femme fatale paumée qui cherche à se rattraper en harponnant le shérif, les cows boys qui roulent des mécaniques, le mexicain hyper volubile, collant et limite crétin (comique de répétition) qui subit les foudres et la jalousie de sa femme...j'en passe. Et puis l'incontournable petite ballade cow-boy, histoire de rappeler que 2 des acteurs sont des chanteurs (Ricky Nelson a même été un rival d'Elvis à l'époque!)

   Vous l'aurez compris, pour un premier essai du genre, on ne peut pas dire que le western est un genre qui m'ait emballée. Mais sachez que ce genre se décline en diverses périodes suivant son évolution, et que chacun peut y chercher son compte: plein d'attaques et de coups de feu, ou plus psychologiques, puis "western spaghetti" ou "anti-western": de quoi explorer cette facette culte du cinéma.

Critique proposée par PCN




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